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Usenet : 83,5% de porno, mythe ou réalité

A un moment crucial de l’histoire d’internet, une sérieuse lutte s’est engagée entre les internautes utilisant le réseau Usenet et le New York Times.

Le différent s’est enclenché après la libération d’un numéro du Times sur la cyber pornographie. Le numéro mettait à la connaissance du public que 83,5% du contenu image sur internet était de la pornographie.

A la fin du bras de fer, les internautes mettent en échec le New York Times en prouvant que les résultats utilisés par le journal sont biaisés.

83,5% du contenu des newsgroups est du porno : une information erronée

Selon le magasine, 83,5% du contenu sur Usenet est du porno. Mais aussitôt sorti, ce numéro du journal a été brandit par le sénateur Churk Grassley au Sénat comme preuve irréfutable qu’internet était gorgée à 83% de contenu pornographique.

Internet serait donc pour lui et pour ceux qui sont peu familier à la technologie un instrument salissant sur le plan moral.

L’information a très vite été réfutée par les internautes qui se sont empressés d’enclencher des investigations pour démontrer que ces chiffres étaient faux.

Un fait marquant de l’histoire d’internet : Les internautes remportent une importante victoire

L’information relayée par un journaliste dans le New York Times était basée sur les résultats d’une étude réalisée par le chercheur Marty Rimm.

Son étude a été réalisée sur 17 groupes parmi les 32 groupes qui comportaient des photos sur Usenet.

A la fin de son étude, le chercheur affirma qu’il y avait 83,5% de porno sur Newsgroup car la plupart des photos partagées sur ces réseaux était pornographiques.

Mais l’erreur du chercheur était de n’avoir pas considéré qu’il y avait des milliers de groupe sur le réseau (dont les plus utilisés par les internautes sont Usenetserver,Newshosting et Eweka

De plus, le secteur qui avait été sujet à des investigations par le chercheur ne constituait en réalité qu’une infirme partie du réseau des newsgroups.

De nombreuses têtes se sont donc rassemblées pour clarifier ce malentendu. Au bout du compte, seulement 3% du trafic des newsgroups était lié à la pornographie et sachant que le trafic Usenet ne constitue que 11,5% du trafic internet, les 83,5% initialement brandi se réduisent considérablement et ne sont plus estimés qu’a 0,5% par les internautes.

Même si les chiffres ne sont pas très sûrs, les internautes auront quand même prouvé que les résultats du chercheur étaient biaisés et par conséquent inutilisables pour trancher une question aussi importante que celle de la censure d’internet.

L’information qu’il fallait au moment où il le fallait

En effet le 25 juin 1995, alors que la question de la censure internet se débattait activement dans les bureaux du sénat, le New York Times leur servit sur un plateau d’or l’argument qu’il leur fallait pour convaincre le reste du monde de la pollution d’internet par la pornographie.

C’était la période où le sénat américain débattait activement sur un sujet pressant qu’était le « Communication Decent Act ».

Il s’agissait là d’un projet de loi qui par sa mise en exécution permettrait de lutter contre l’exposition des mineurs à tout contenu de nature obscène sur internet.

De très sévères mesures ont été suggérées pour punir tout auteur de porno ou de d’élément de nature obscène lorsque le destinataire peut-être un adolescent de moins de 18 ans.

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